Ceux que je suis de O. Dorchamps (par Delphine, lectrice)

By France - 16 mai



À mort de leur père, garagiste à Clichy, les trois frères Mansouri ont la surprise d'apprendre qu'il désirait être enterré à Casablanca. Ils rechignent à se rendre dans un Maroc où ils se sont toujours sentis étrangers

Ce sera Marwan, le prof d'histoire-géo, qui accompagnera le cercueil dans l'avion. C'est à lui que sa grand-mère racontera son histoire, celle d'une gamine berbère de 13 ans vendue à une riche famille marocaine. Elle lui avouera combien son propre fils, le père de Marwan, a eu honte de ce qu'elle avait subi, au point de quitter le Maroc pour la France. En déambulant dans les rues de Casa, en rencontrant les anciens amis de son père, Marwan commence à faire son deuil d'un homme dont il n'avait pas entrevu la complexité.

Trois fils se sentent démunis face au deuil d’un père qu’ils ne connaissent finalement pas tant que ça. Pourquoi veut-il se faire enterrer au Maroc, alors qu’il a passé la plus grande partie de sa vie en France ? Alors que Marwane accompagnera le cercueil en avion, ses frères prendront la route avec leur mère. Un parcours initiatique au cours duquel surgiront des secrets de famille, qui n’entacheront pas l’attachement qui lie tous les personnages.
Un premier roman délicat qui parvient à colmater les fissures qui fragilisent les êtres, grâce à la réappropriation de l’histoire d’une famille. Ce récit délicat et sans clichés aborde subtilement la difficulté de la transmission filiale et la question de l’identité. Peut-on dépasser le déterminisme de sa naissance, pour se construire une identité propre sans que le poids des origines vous pèse ?

Ceux que je suis
Olivier Dorchamps
Finitude, 2019
Roman
Crédit photo : Pixabay

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